Adolescents | Maëlle Hector
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ADOLESCENTS
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Les enjeux de l’adolescence suscitent parfois chez le jeune des comportements et des émotions qui peuvent nécessiter une prise en charge psychologique. Il s’agit d’une période de vulnérabilité où l’adolescent doit quitter les bénéfices de l’enfance – avec tout ce qu’elle peut revêtir de rassurant pour lui – pour se construire en tant qu’adulte, perspective qui n’est pas dénuée d’ambivalence. Le jeune peut être tiraillé entre le désir d’être libre, de s’affirmer, tout en se sentant encore très dépendant de ses parents et pas encore équipé pour affronter les responsabilités du monde adulte.

 

Le contexte d’expatriation dans lequel certains adolescents évoluent peut rendre cette construction identitaire plus difficile notamment lorsque le jeune se sent en mal de repères, sans pouvoir construire un véritable sentiment d’appartenance.

 

Ce que l’on appelle la « crise d’adolescence » est le signe positif que le jeune se cherche, explore, expérimente d’autres modèles d’identification que ceux transmis initialement par son environnement familial, culturel, social. Elle peut prendre plusieurs formes sans que cela n’inquiète ou ne déborde nécessairement la capacité des parents à accompagner leur enfant dans ce processus.

 

Toutefois, lorsque certaines tendances comme l’isolement, le rejet, le passage à l’acte s’intensifient voire s’accompagnent d’affects dépressifs ou de comportements à risques, le jeune manifeste une souffrance à laquelle il faut pouvoir répondre.

 

Parfois, c’est l’adolescent lui-même qui demande à consulter un psychologue lorsqu’il ressent un mal-être qu’il ne saisit pas ou qui le déborde. D’autres fois, cette démarche est initiée par les parents, inquiets pour leur enfant. Le jeune peut alors y adhérer ou la refuser. Il y a donc lieu d’accueillir la demande telle qu’elle est adressée au thérapeute.

 

La première rencontre avec le jeune et/ou ses parents a pour objet de préciser les raisons de cette démarche et les attentes de chacun. Elle permet également d’évaluer a minima la nature et l’ampleur des difficultés qui amènent à consulter. Il s’agit par ailleurs de tisser une relation de confiance avec le jeune pour qu’il s’approprie cette aide disponible, ce qui peut parfois prendre un peu de temps.

 

Lorsqu’il est convenu qu’un suivi va être engagé, nous en discutons les modalités avec le jeune et ses parents (durée des séances, fréquence, communication en direct avec le jeune ou via ses parents). La psychothérapie aura pour fonction d’accompagner l’adolescent en lui offrant un espace neutre où il pourra déposer et mettre au travail en toute confidentialité ses difficultés.

 

Dans le cadre de la thérapie avec les adolescents, les entretiens se déroulent avec le jeune seul. Des rencontres avec les parents ont également lieu selon les besoins, sans pour autant trahir la confidentialité des séances de chacun. L’objectif de ces entretiens parentaux est de les aider à comprendre les conflits intérieurs qui animent leur enfant et à mobiliser le cas échéant les ressources familiales, scolaires, sociales pour offrir au jeune un étayage suffisamment solide pour qu’il se construise.

 

 

Ressources utiles :

http://www.yapaka.be

http://www.reseau-psyexpat.com/documents-grand-public

Motifs de consultation :

  • Difficultés d’adaptation à l’expatriation
  • Difficultés relationnelles intra ou extra-familiales (inhibition, agressivité, souffrance sociale, harcèlement)
  • Problématiques liées à la scolarité (échec, stress, choix d’orientation)
  • Anxiété
  • Problématiques identitaires et pubertaires (image et estime de soi…)
  • Troubles des conduites alimentaires
  • Passages à l’acte auto ou hétéro-agressifs (automutilation, violence)
  • Conduites à risques (consommation de substances, « binge drinking »…)
  • Conduites addictives (jeux, tabac, alcool, cannabis…)
  • Etat dépressif
  • Evénements traumatiques (agression, accident, abus, perte, deuil)